L'Inde, destination classique pour un voyage initiatique. Ce carnet de voyage relate jour par jour impressions et états d'âme. Il sera agrémenté autant que possible de photos ou de dessins.
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02 mars 1982
J143 - d'Ahmedabad à Palitana
Arrivée à 4h à Ahmedabad.
De 4 à 6h : renseignements, conjectures, petit-déjeuner.
Sac laissé à la consigne de la gare.
Balade en ville : Rani Sipree, Shahi Jam-e-Masjid, Bhadra Fort, Sidi Saiyad Masjid, Jamma Masjid.
Retour à pied à travers le bazar. Ouf.
Bus stand vers 12h.
Achat du ticket, déjeuner d'un thali.
Départ du bus à 13h30.
Arrivée à Palitana dans la soirée.
Chambre à 75 rps (!), 35 et 5.
Autorisation à demander pour les photos : il faut encore marcher 4 km de plus.
Dîner et dodo.
_____________________La carte de la journée_____________________
21 février 1982
J134 - Tour organisé : Daulatabad Fort, Ellora Caves, Bibi Ka Maqabara, Panaki
Réveil à 6h.
Bus stand à 7h30 pour Ellora.
C'est un tour organisé ordinaire mais le bus est complet, je voyage donc debout.
Daulatabad Fort, Shiva temple, Ellora Caves, Bibi Ka Maqbara, et Panchakki water mill.
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| Chand Minar, Daulatabad Fort |
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| Kailashanatha Temple, Grottes d'Ellora |
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| Kailashanatha Temple, Grottes d'Ellora |
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| Kailashanatha Temple, Grottes d'Ellora |
(note 2014 : trop déprimé par ma nouvelle solitude ? Ce n'est faire justice ni aux grottes d'Ellora ni aux souvenirs qu'elles m'ont laissés que de n'avoir rien noté sur cette visite inoubliable.
Parmi les différentes grottes qui s'y côtoient (bouddhistes, hindouistes, jains), le temple de Kailâsanâtha dédié à Shiva (750 ap. J.C.) constitue le joyau du site et l'édifice au monde qui m'a le plus impressionné.
Il faut imaginer un bâtiment monolithique deux fois plus important que le Parthénon d'Athènes et entièrement excavé telle une titanesque sculpture 3D : cours, salles, piliers, sculptures, bas-reliefs ne forment qu'une seule pièce, taillée...au burin !)
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| Panchakki water mill, Aurangabad |
Rencontre de Huub qui passe la soirée avec nous.
Dîner thali et soda à nouveau.
Changement de programme : j'irai à l'ashram d'Igatpuri.
_____________________La carte de la journée_____________________
04 décembre 1981
J055 - Aurore sur le Taj
6 h du matin, le Taj Mahal sort de la nuit.
Rien à dire, il faut le voir pour être sûr que les photos n'ont pas menti.
A l'intérieur, dans l'obscurité, les deux cénotaphes de Shah Jahan et de son épouse, isolés par une grille de marbre incrusté d'une finesse époustouflante.
Pavots sur le cénotaphe de gauche, motif maintes fois reproduit.
L'écho qui se répercute, donnant à la voix humaine un timbre d'une pureté cristalline.
Traversée du pont qui franchit la Yamuna, spectacle pittoresque sur les berges asséchées.
Arrivée à Itiman-ud-Daulah, fin mausolée de marbre, plus raisonnable que le Taj, et aussi plus charmant.
Chini Ka Ranza et Ram Bagh (respectivement une vieille tour de grès délabrée et un jardin abandonné) n'ont que l'intérêt de se trouver mentionnés dans le Guide Bleu. C'est aussi leur défaut.
Dans l'après-midi, programmation d'un tour organisé par l'Office de Tourisme.
Agra n'est pas une ville fantastique : ses monuments sont là, mais dans un environnement qui ne dépayse pas.
Sikandra, encore une production de la maison Akbar
Gigantesque mausolée à trois étages et à l'architecture bizarre et de styles mêlés, coiffé par ce mignon cloître de marbre blanc, terrasse intime et trop fermée sur l'extérieur malgré ses panneaux de marbre blanc. Séjour supposé du Koh-I-Noor.
Fatehpur Sikri, la course dans la ville morte
Un œil sur le groupe, un autre sur le guide, un troisième sur les monuments...Comment atteindre la sagesse ?
Retour en ville et dîner avec Floris au Clarks Shiraz qui n'en valait pas la peine.
Demain, ce hollandais viendra de bonne heure aménager avec moi et nous partirons ensemble pour Mathura.
_____________________La carte de la journée_____________________
Rien à dire, il faut le voir pour être sûr que les photos n'ont pas menti.
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| Lever du jour sur le Taj Mahal, Agra |
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| Lever du jour sur le Taj Mahal, Agra |
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| Taj Mahal, Agra |
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| Lever du jour sur le Taj Mahal, Agra |
A l'intérieur, dans l'obscurité, les deux cénotaphes de Shah Jahan et de son épouse, isolés par une grille de marbre incrusté d'une finesse époustouflante.
Pavots sur le cénotaphe de gauche, motif maintes fois reproduit.
L'écho qui se répercute, donnant à la voix humaine un timbre d'une pureté cristalline.
Traversée du pont qui franchit la Yamuna, spectacle pittoresque sur les berges asséchées.
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| Yamuna Railway Bridge depuis Road bridge, Agra |
Arrivée à Itiman-ud-Daulah, fin mausolée de marbre, plus raisonnable que le Taj, et aussi plus charmant.
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| Itimad-ud-Daulah, Agra |
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| Itimad-ud-Daulah, Agra |
Chini Ka Ranza et Ram Bagh (respectivement une vieille tour de grès délabrée et un jardin abandonné) n'ont que l'intérêt de se trouver mentionnés dans le Guide Bleu. C'est aussi leur défaut.
Dans l'après-midi, programmation d'un tour organisé par l'Office de Tourisme.
Agra n'est pas une ville fantastique : ses monuments sont là, mais dans un environnement qui ne dépayse pas.
Sikandra, encore une production de la maison Akbar
Gigantesque mausolée à trois étages et à l'architecture bizarre et de styles mêlés, coiffé par ce mignon cloître de marbre blanc, terrasse intime et trop fermée sur l'extérieur malgré ses panneaux de marbre blanc. Séjour supposé du Koh-I-Noor.
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| Porte sud depuis Akbar's Tomb, Sikandra |
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| Akbar's Tomb, Sikandra |
Fatehpur Sikri, la course dans la ville morte
Un œil sur le groupe, un autre sur le guide, un troisième sur les monuments...Comment atteindre la sagesse ?
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| Pachisi Court, Panch Mahal, Fatehpur Sikri |
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| Colonnades, Fatehpur Sikri |
Retour en ville et dîner avec Floris au Clarks Shiraz qui n'en valait pas la peine.
Demain, ce hollandais viendra de bonne heure aménager avec moi et nous partirons ensemble pour Mathura.
08 novembre 1981
J029 - C'est Muharram à Leh
Le défilé est prévu pour 10-11 h. Nous avons le temps de sacrifier au cérémonial chapatis chauds accompagnés désormais de miel.
Dans la rue principale, comme les jours précédents, animation devant la mosquée Shia Imambara de Main Street.
Mon instinct me conduit à suivre des enfants porteurs de drapeaux jusque dans une mosquée neuve à l’écart du centre ville. J’y reste une demi-heure, pendant que les gens s’accumulent et se préparent en chantant.
Cendre frottée sur le visage, bandeau noir sur les cheveux, c’est Muharram, la célébration de l'Achoura pour le martyre d'Hussein, le petit-fils de Mohamed.
Dans l’étroit passage devant la mosquée, qui mène de la cour à la rue, surprise de voir passer en toute hâte un cheval blanc couvert de broderies voyantes et colorées.
Le rythme s’échauffe sur une pulsion basse, tout juste perceptible, mais suivie par cent poings qui frappent alternativement la poitrine des hommes comme un impitoyable et insistant mea-culpa. Dans la cour, trois groupes, dont un d’enfants qui se permet parfois des chants originaux, non concertés. A côté de moi, près de la porte, la direction est assurée par un homme au livre.
“Alvida, Alvida”. Maintenant, le martèlement des poitrines fait entendre un son sourd et inquiétant. On sent que la ferveur est montée avec l’excitation.
Je sors du jardin pour aller dans la rue me placer en avant du défilé et prendre des photos.
Drapeau avec des écritures islamiques, ouverture de la procession avec force bâtons d’encens.
Derrière, rythme que certains frappent sur leur crâne avec un fouet d’acier, comme le gosse ce matin sur la terrasse d’à côté, tandis je me lavais les dents.
Je me poste sur le chemin pour de ne pas rater le passage du cheval.
Dans la foule, le cheval passe avec son livre saint, ses deux colombes, son imam et sa robe blanche tâchée de rouge.
Un des pénitents commence à saigner, certains fouets sont composés de croissants d’acier mortificateurs. Puis un autre, puis d’autres encore dans une sanglante ferveur à laquelle participent même les enfants. Fébrilité des ambulanciers.
Quand le défilé atteint la grande rue, certains ont réussi à s’arracher progressivement deux zones de peau sur la poitrine avec leurs ongles. D’autres sont carrément sanglants.
A l’appel des haut-parleurs de la crypte, agenouillement et gémissement de tous les blessés et croyants.
Photos faciles de la foule des ladakhis traditionnels, interloqués le long du trottoir.
L’air de bons toutous des vieux avec leurs chapeaux, et surtout l'ancêtre curieux trainant toujours au premier rang, dissipant de temps en temps son malaise avec trois tours de moulin à prière.
Fatigue face à ce sang, à cette violence. La célébration du Muharram se termine par des rassemblements soldés par des comas.
Rencontre de deux couples de français qui envisagent un long séjour ici.
Déjeuner au-dessus de chez Arton de tsampa porridge. Bon, pas cher, dommage de le découvrir si tard.
Après-midi à la recherche d’un mariage fantôme, prétexte pour une balade avec Stephano.
Diner rapide au Burman, avant de voir un film indien stupide et de mauvaise qualité. Seules les scènes de bagarres nous paraissent comiques.
Dans la rue principale, comme les jours précédents, animation devant la mosquée Shia Imambara de Main Street.
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| Rue principale, Leh, Ladakh |
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| Rue principale, Leh, Ladakh |
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| Rue principale, Leh, Ladakh |
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| Rue principale et palais royal, Leh, Ladakh |
Mon instinct me conduit à suivre des enfants porteurs de drapeaux jusque dans une mosquée neuve à l’écart du centre ville. J’y reste une demi-heure, pendant que les gens s’accumulent et se préparent en chantant.
Cendre frottée sur le visage, bandeau noir sur les cheveux, c’est Muharram, la célébration de l'Achoura pour le martyre d'Hussein, le petit-fils de Mohamed.
Dans l’étroit passage devant la mosquée, qui mène de la cour à la rue, surprise de voir passer en toute hâte un cheval blanc couvert de broderies voyantes et colorées.
Le rythme s’échauffe sur une pulsion basse, tout juste perceptible, mais suivie par cent poings qui frappent alternativement la poitrine des hommes comme un impitoyable et insistant mea-culpa. Dans la cour, trois groupes, dont un d’enfants qui se permet parfois des chants originaux, non concertés. A côté de moi, près de la porte, la direction est assurée par un homme au livre.
“Alvida, Alvida”. Maintenant, le martèlement des poitrines fait entendre un son sourd et inquiétant. On sent que la ferveur est montée avec l’excitation.
Je sors du jardin pour aller dans la rue me placer en avant du défilé et prendre des photos.
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| Tibétains ladakhis regardant la procession du Muharram, Leh , Ladakh |
Drapeau avec des écritures islamiques, ouverture de la procession avec force bâtons d’encens.
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| Procession du Muharram, Leh, Ladakh |
Derrière, rythme que certains frappent sur leur crâne avec un fouet d’acier, comme le gosse ce matin sur la terrasse d’à côté, tandis je me lavais les dents.
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| Flagellation rituelle (Zanjir) lors de la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Flagellation rituelle (Zanjir) lors de la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
Je me poste sur le chemin pour de ne pas rater le passage du cheval.
Dans la foule, le cheval passe avec son livre saint, ses deux colombes, son imam et sa robe blanche tâchée de rouge.
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| Procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Procession du Muharram, Palais royal, Leh, Ladakh |
Un des pénitents commence à saigner, certains fouets sont composés de croissants d’acier mortificateurs. Puis un autre, puis d’autres encore dans une sanglante ferveur à laquelle participent même les enfants. Fébrilité des ambulanciers.
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| Flagellation rituelle (Zanjir) lors de la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Flagellation rituelle (Zanjir) lors de la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
Quand le défilé atteint la grande rue, certains ont réussi à s’arracher progressivement deux zones de peau sur la poitrine avec leurs ongles. D’autres sont carrément sanglants.
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| Procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Flagellation rituelle (Zanjir) lors de la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
A l’appel des haut-parleurs de la crypte, agenouillement et gémissement de tous les blessés et croyants.
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| Procession du Muharram, Leh, Ladakh |
Photos faciles de la foule des ladakhis traditionnels, interloqués le long du trottoir.
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| Ladakhis à la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Ladakhis à la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Procession du Muharram, Leh, Ladakh |
L’air de bons toutous des vieux avec leurs chapeaux, et surtout l'ancêtre curieux trainant toujours au premier rang, dissipant de temps en temps son malaise avec trois tours de moulin à prière.
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| Ladakhis à la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Ladakhis à la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Ladakhis à la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Ladakhis à la procession du Muharram, Leh, Ladakh |
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| Procession du Muharram, Main Street, Palais royal, Leh, Ladakh |
Fatigue face à ce sang, à cette violence. La célébration du Muharram se termine par des rassemblements soldés par des comas.
Rencontre de deux couples de français qui envisagent un long séjour ici.
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| Yaks dans la rue, Leh, Ladakh |
Déjeuner au-dessus de chez Arton de tsampa porridge. Bon, pas cher, dommage de le découvrir si tard.
Après-midi à la recherche d’un mariage fantôme, prétexte pour une balade avec Stephano.
Diner rapide au Burman, avant de voir un film indien stupide et de mauvaise qualité. Seules les scènes de bagarres nous paraissent comiques.
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