20 avril 1982

J192 - réflexions à Katmandou


Longue attente à l’ambassade de l’Inde.
Lettres d’A.


Apartés

- Disons qu’il est possible de respirer dans son corps, comme si l’on avait enfilé un gant. Le problème est résolu.
Quelle est cette dualité entre d'un côté une source d’énergie indépendante et de l'autre une aspiration spirituelle ?

- Les sensations du monde extérieur se voient, par intellectualisation, attribuer diverses valeurs au sein d’une hiérarchie complexe.
Entrent en fonction du calcul : l’éducation, l’expérience et la mémoire.
Sans sensations extérieures, la mémoire ne peut amener de données au cerveau.
De façon analogue, la perception de la réalité instantanée va créer des réactions psychologiques. Même une nouvelle idée peut générer une joie ou une angoisse.
L’idée, conceptualisation à part entière, perturbe le calme organique, au même titre que le fait de notre aperception du monde extérieur.
Un souhait du cerveau peut permettre de négliger les sensations extérieures, l’intellectualisation induite et l’intellectualisation pure, de se concentrer de façon relative en ralentissant le travail cérébral – le cerveau se supprimant lui-même.
Y a-t-il alors quelque chose ? Quelle est la nature des forces en présence, leur fonction ? Sont-elles générées par le cerveau, au même titre que la joie, la peine, le courage,…? Existent-elles à l’état pur et indépendant ? Comment départagent-elles le monde extérieur dans une classification raisonnable ?
Surtout, peut-on passer d’une existence terrestre à un unisson parfait avec un absolu biologico-mental perçu comme un concept ?

- La finalité de notre présence ici. Notre rôle immédiat pour les prochaines secondes – les prochaines personnes.
Quels sont les actes à accomplir ?
Le rire. Sa fonction cathartique inemployée.
La peur. Son omniprésence révélatrice.






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