04 février 1982

J117 - Goa, jour 35 : encore des bêtes


Nouvelle surprise, en fouillant dans mon sac de livres, d’y trouver un hôte plutôt humide, sans doute le crapaud de l’autre jour, qui, en perte de vitesse, a viré du vert au jaune.
Dehors, où je l’ai chassé, il est rapidement passé au blanc opaque. Plutôt mal en point le fiston.

Quant au serpent, je l’ai titillé pas mal pendant la matinée et dans l’après-midi. Fatigue de ma part, manque d’attention peut-être, je l’ai progressivement perdu de vue pour rester seul en fin de soirée.
Autant d’espoirs sans lendemain, ou révélation qui amènera en son temps d’autres manifestations du même acabit. Quelle nouvelle folie me sera servie cette nuit ?

Dans la soirée, assis dehors sur le muret de ciment de la véranda, j’ai senti se réveiller la chaleur violente qui s’était estompée durant le jour. Fulgurante. Revenu dans la chambre, je me suis allongé sur le lit, essayant de m’effacer pour laisser aux forces intérieures toute leur pureté et leur signifiance.
J’essaye d’écouter le plus possible, mais d'un côté mon être sybarite cherche le climax, de l'autre mon être fier veut qualifier l’expérience d’exceptionnelle.
Alors que cette force-là est juste brutale et nue.


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