Affichage des articles dont le libellé est Unesco World Heritage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Unesco World Heritage. Afficher tous les articles

30 avril 1982

J202 - le train jouet de Darjeeling


Le même, dans le même bus, sur la même route.
Vers 9h, passage longuet des frontières.

On est en Inde.
Le changement : il n'y a plus de panneaux publicitaires pour les soft drink, mais beaucoup pour les cigarettes A1, n°10,…

Trajet sur le toit d’un bus jusqu'à Siliguri. Très bon moment.
Problème avec un tibétain qui nous a laissé ses affaires à garder.

Change de roupies, puis bus express jusqu'à Darjeeling.
Route superbe avec plantations de théiers et le mignon petit train qui paraît désespérément lent.


Toy train sur la route de Darjeeling
Toy train, Darjeeling Railway station

Éreintés par ces 24h de bus, le temps de trouver un hôtel et de dîner, nous sommes au lit.
La région est splendide, Darjeeling a l’air bien sympathique et les tibétains adorables.

_____________________La carte de la journée_____________________

29 avril 1982

J201 - Bhaktapur : sacrifices d'animaux et stars de Bollywood


En passant par Durbar Square

Jagannatha Temple et Narayan Temple et Palais Royal (Hanuman Dhoka), Durbar Square, Katmandou


Bhaktapur (Bhadgaon)

Je croise une procession avec offrandes et boucs.
Flairant le massacre, je passe avec les fidèles de l’autre côté du fleuve, un peu à l’écart.
Ça crame, comme dans les ghats, mais du bouc.
Sur l’autel, du sang partout.
Le comique, quand il faut manœuvrer l’animal sans l’affoler, le guider avec douceur, comme pour lui laisser la liberté d’aller à l’abattoir ou pas.
Ensuite, on le tient solidement bien sûr, lui ramène la tête en arrière, l’étourdit avec le tranchant de la main d’un coup sur la trachée, puis on cisaille.


Sacrifice à Shiva-Bhairava, Bhaktapur
Sacrifice à Shiva-Bhairava, Bhaktapur
Sacrifice à Shiva-Bhairava, Bhaktapur
Sacrifice à Shiva-Bhairava, Bhaktapur

Tout ça afin que le sang gicle en l’honneur de Shiva-Bhairava (ou de Kali-Bhairavi quand c’est sa femme).

Sacrifice à Shiva-Bhairava, Bhaktapur

Sur la place des taureaux mugissent et se provoquent.


La place de Nyatapola et sa pagode à cinq étages.

Bhairavnath Temple, Tachupal Tole, Bhaktapur 
Nyatapola Pagoda, Bhaktapur


Tournage bollywoodien : Amitabh Bachchan et Zeenat Aman

Sur Durbar Square : Amitabh Bachchan, pantalon blanc et cuir noir.
La foule est amassée tout autour. Trop drôle !
Répétition incessante de la même phrase musicale.
La star, l’air pas trop mal.
(note : une des rencontres les plus surprenantes de ce voyage. Amitabh Bachchan est la star masculine la plus fameuse du cinéma indien de Bollywood, un véritable monument populaire. Puis surprise de ce retro-blogging : je réussis à identifier le film puis la chanson interprétée lors de ce tournage à Bhaktapur. C'est "Pyar Mein Dil Pe Maar De Goli" ("Coeur d'amour sur le point de tuer" ?), du film " Mahaan", avec Zeenat Aman, la sexy lady de Bollywood. Kitch en diable, à voir sur Youtube.


Amitabh Bachan en plein tournage, Stone Lions et Nyatapola Pagoda, Bhaktapur
Amitabh Bachchan et Zeenat Aman, tournage sur Durbar Square, Bhaktapur
Petite pause pour Zeenat Aman et Amitabh Bachchan, Durbar Square, Bhaktapur

En face, le temple à pagode népalaise le plus porno.
Les sculpteurs se sont attachés à bien montrer les orifices, femme s’écartant les l., homme s'enfilant un gros g.
Amusant aussi, le genre scène familiale : la jeune pile le mil ou s’occupe des gosses, pendant que l’homme, par derrière, s’escrime à lui mettre sa grosse p. dans le c.
Sur un autre temple, compréhensible en terme de sexualité cosmico-spermique : des couples baisant, mais autour aussi, des éléphants, des singes, des tortues,… mimant de façon grotesque l’acte sexuel, qui n’a plus de portée mentale et seulement celle de l'accouplement.

Là-bas, sur le tournage, ils doivent se faire des bisous, car la foule s’émeut et hurle et siffle.
Les flics, pas violents comme en Inde.


Bhimsen Temple, Tachapal Square, Bhaktapur
Dattatreya Temple, Tachapal Square, Bhaktapur

Un peu plus tard, retour minuté sur Katmandou.
Rien à l’AmEx, je file sur Indian Embassy.
Collecte des affaires à Katmandou Lodge, puis bus express à 18h pour Darjeeling.

Vidéo dans le bus, super luxueux mais très étroit.
Long trajet sur une route pas trop mauvaise.
Premier film nul, sans histoire. Intéressant pour ses plans chorégraphiques.

_____________________La carte de la journée_____________________

28 avril 1982

J200 - Pashupatinath et Bodnath


Réveil tôt, comme depuis ces derniers jours.

Lecture de « Now & Then ». 
Saisie de notes de la bibliographie d'où retard pour l'Indian Embassy. 



Now and Then, notes biblio, Katmandou

Now and Then, notes biblio, Katmandou
Now and Then, notes biblio, Katmandou
Now and Then, notes biblio, Katmandou

Post Office, Bank (100 $), AmEx, Indian Embassy, livres, vente de ma couverture.
Tout se passe pour le mieux, je vais visiter les monuments cet après-midi.
Problèmes intestinaux, le foie aussi.


Pashupatinath

De l’autre côté du fleuve, le vent nous apporte la bonne odeur de steak.
Crémations.
Saddhus consciencieux travaillant au shilom, lingams partout.


Les gaths de Pashupatinath, Katmandou
Le temple de de Pashupatinath, Katmandou
Le temple de de Pashupatinath, Katmandou

Bodnath

Après c’est Bodnath, son gigantesque stupa et son collier de magasins tout autour.


Le stupa de Bodnath, Katmandou
Le stupa de Bodnath, Katmandou

Achat d'un vajra-dorjé et de clochettes.


Cloche, Bodnath
Cymbales, Bodnath
Vajra-dorje, Bodnath

Rencontre de l'italienne de Dharamsala, puis du couple français du bus.
Yaourt géant avec fruits.
Linge. Douche.

Puis adieux à Roger et Steve (le cuisinier).

_____________________La carte de la journée_____________________

23 avril 1982

J195 - papiers pour le voyage


A nouveau, Burma Embassy.


Shiva-Parvati Temple, Durbar Square, Katmandou

Déjeuner vers 14h à Esperos, où se retrouve la clique.

Puis vélo jusqu'au Centre culturel français, sur Bagh Bazar.
Lecture de BD de Cosey ("Souviens-toi Jonathan", "Et la montagne chantera pour toi", "Pieds nus sous les rhododendrons" », "Le Berceau de Bodhisattva"), et de livres sur De Staël et Magritte.

Retour et bouffe bien grasse au Dragon avec Roger et un allemand.

Pour obtenir mon visa, il me faudra encore retourner à deux reprises à l’ambassade d’Inde !!

_____________________La carte de la journée_____________________

22 avril 1982

J194 - Visite à Patan (Lalitpur)


Passage à la Burma Embassy pour le visa.

Vélo pour Patan.

Visite de Darbar Square, très joli, dans le style décor de théâtre à la Katmandou.


Golden Temple (Hiranya Varna Mahavihar), Patan (Lalitpur)
De gauche à droite : Taleju Temple, Yoga Narendra Malla Statue, Hari Shankar Temple, Vishnu Temple, Jagan Narayan Temple, Krishna Mandir. Durbar Square, Patan (Lalitpur)
Vishwonath Temple, Patan (Lalitpur)
Pilier sculpté, Jaganarayana Temple, Patan (Lalitpur)

Jagan Narayan Temple. Temple avec sculptures, où l’on fornique à qui mieux mieux, au-dessous des dieux placides et sympathiques.

Harishmakara Temple (Vishnu Temple), consacré à Shiva et Vishnu.
Ici on brûle, découpe, bat, sectionne, cuisine, arrache, avec force détails et conviction. Et les dieux sont au-dessus, laissant faire.

Le sexe sculpté protégerait les temples, que les rapports soient zoo, homo ou hétérophiles.
La torture : promesse de ce qui attend les pêcheurs.
Les monstres sculptés dans les coins : dragons en bois, long pénis auquel s’accroche un petit homme,...Énergie divine ou vice humain ??

De gauche à droite : Taleju Bell, Hari Shankar Temple, Yoga Narendra Malla Statue, Garuda Statue, Vishwonath Temple,  Bhimsen Temple, Hanuman Statue. Patan (Lalitpur)
Le rat Mushika, Ganesha vahana, offrant le laddu, Jana Bahal Road, Patan (Lalitpur)
Nandi, Kumbeshwar Temple, Patan (Lalitpur)

Déjeuner au Hungry Eye Restaurant.
Retour à Katmandou.

Je passe ensuite au local de la secte Rajneesh, puis à Burma Airways et à l'Aeroflot.


Négoce sur Freak Street, Katmandou

Comme chaque matin depuis un mois, j’ai installé mon négoce dans un coin de Basantapur Square, tout près du début de Freak Street. Pour être vraiment précis, en face du Yin & Yang Restaurant. Ça a commencé à attirer du monde. Bon signe. J’ai été rassuré de voir arriver les flics, car ils allaient m’aider à maintenir la foule à l’écart du stand. Surtout que j’en étais à argumenter pour mon produit le plus coûteux. Pour l’instant, pas beaucoup d’acheteurs, mais un paquet de curieux plus intéressés par moi que par ma marchandise.


_____________________La carte de la journée_____________________

03 avril 1982

J175 - la colline de Swayambunath


Enfin, après bien des efforts, j'ai réussi à calmer les pensées et à les filtrer une par une. Mais aucune aide. Je veux parler de cette sensation apaisante qui envahit, tellement pacifiante qu’on la croirait venue de l’extérieur. Alors que c’est une sensation que l’on recèle sans le savoir.

Sortie tard et, après un change de 1 700 rps pour 100 $, je pars en balade pour Swayambunath Chaitya.
Dessin là-haut.


Swayambunath Stupa, Katmandou

Ça tangue vite dans la tête et stress corporel puissant. Lucidité qui ne parvient pas à son degré supérieur qui serait d’accompagner la relativation neutre des pensées, jusqu’à la sérénité. 
Observant le faciès de Bouddha, je réalise combien son attitude, sa position et son expression peuvent sembler surfaites, car trop volontaires.
Il faut une bonne dose de confiance en soi ou de détermination pour qu’une épingle trainant par hasard ne fasse éclater une énorme baudruche de prétention.


Swayambunath Stupa, Katmandou
Puja et mandala, Swayambunath, Katmandou 
Swayambunath Stupa, Katmandou

Descente doucement de Swayambunath, après un long et bon moment, agité cependant.


National Museum de Katmandou (Chhauni Museum)


Assez intéressant dans sa première partie qui présente des documents népalais, notamment des dessins de chakras sur papier.
J'imagine ce que pourrait être un musée retraçant l’aventure de la conscience humaine, avec une approche syncrétique de type Theosophical society, présentant la contribution universelle des différentes cultures à cette recherche. Ce musée pourrait être itinérant et présenter des documents informatisés.
Second partie : descente. Salles débilitantes dédiées au glorieux roi du Népal, dans toutes ses phases de croissance et ses activités. Photos, tableaux, déguisements qu’il a daignés endosser. Salles spéciales chasse dont il fait l’apologie en ces termes : "Il est moins mauvais de tuer des animaux sauvages que de détruire le caractère et la personnalité humaine" (celle du roi). Le chasseur, malgré les critiques, communie avec la nature comme dans un temple…
Dans la troisième salle, on assiste aux résultats de son dramatique amour pour la nature : tigres et panthères mitées, miteuses, dans un décor de planches décorées sans goût. Tristes descentes de lit qui expriment tout sauf la vie. Sec, sec, sec.

Diner fameux d’un poulet mayonnaise au snob et agréable Yin et Yang. Décor reposant, chaud, bonne musique.


Aparté bouddhisme et hindouisme
Katmandou : propre au centre, dégoûtant alentour. Merdes, bouses, détritus,…sale jusque dans les temples.
Varanasi : dégeulasse partout, mais cathartique par endroits.
Le culte bouddhiste (Mahayana), infiniment plus sale que les cultes hindous du point de vue liturgique. Saleté des endroits jamais lavés (au contraire des lieux Jaïns), comme au Ladakh. Pas de clinquant, mais un air de vieillot charmant.
Exemple : ce matin, en face de la stupa, la cérémonie autour du mandala de cuivre gravé et enchâssé dans le pavement. L’officiant prend son coquillage en guide de récipient, verse une fois encore, c'est la patouille.


Aparté recherches spirituelles
Ce qui est affolant : pénétrer dans ses pensées, prendre conscience que toute l’importance que l’on attache aux évènements du monde n’est qu’intellectualisation, une hiérarchisation intellectuelle de ce qui vit et meurt au dehors.
Il suffit de regarder la face de Bouddha sur les statues pour comprendre : il a choisi de ne pas voir ce qui se passe dehors et d’être heureux. De là son air épanoui, parfois satisfait, parfois stoned.
Mais en essayant cette voie, on se condamne, lors des moments où la concentration se relâche, à ce que tout s’accélère dans le cerveau. En supprimant leur illusoire valeur aux souvenirs intégrés, ils deviennent beaucoup plus légers. Donc plus rapides et plus blessants.
Quand cela va trop vite, essayer de se raccrocher à cette volonté affirmée de sérénité propre aux philosophies indiennes peut générer une angoisse panique, dès lors qu'on prend conscience que cette détermination initiale est également une vue d’esprit.
Cette inquiétude doit pouvoir propulser aisément par-delà le seuil de la folie.
La volonté seule n’est donc rien, sans la révélation d’expériences livrant la confidence d’une autre réalité, absolue, et à laquelle on pourra s’accrocher pour s’élever.
D’un côté une angoisse et de l’autre un bonheur, également inavouables.
Mais il suffit d’arrêter les pensées et de ressentir, pour que les tortures se transforment en trop douces promesses de paix divine.
En quelques sorte, on en vient, soit à éprouver le néant et la folie rôde, soit à expérimenter l’absolu, mais, là encore, il faut être suffisamment solide pour pouvoir continuer après à vivre avec les hommes.


Aparté yogique 
Réveil de l'énergie qu’il faut savoir accepter en toute simplicité pour qu’elle fasse son office cathartique.
Deux points de crispations.


- le premier est détecté au niveau du nombril, de la zone des tripes associée à la source de Muladhara. Il est facile à chercher : la plénitude d’une respiration décrispée dans l’abdomen conduit à l’extension du corps par l’esprit jusqu’au calme intersidéral. La prise de conscience d’un stress et sa non-acceptation conduit à bloquer l’énergie dans cette partie du corps et de nombreuses conséquences désagréables s’ensuivent...


- le second point, le plus important, est situé à la base des vertèbres cervicales, au milieu du cou. Il est si facile de l’oublier et de concentrer son effort directement vers les régions inférieures, négligeant cette zone qui va se transformer en zone bloquée. Alors qu’il est possible, laissant l’énergie passer par le cou (Vishuddha), de la sentir, d’avoir la conscience de la force en bas. La conscience du haut se généralise par une conscience de la vitalité des zones inférieures qui "s’expandent", au risque de générer un distrayant plaisir qui fait descendre l’attention.

Peu à peu l’évidence se fait jour : il ne s’agit que de laisser circuler l’énergie vitale en supprimant les frictions aux points de crispation.
Qu’elle soit une preuve, ou une promesse, de l’existence de dieu ou d’une conscience n’est qu’une hypothèse. Le fait principal est que seule la détermination de libérer toutes les forces en puissance amènera :
1) la libération (de quoi, où,...?) et l’épanouissement, en répondant aux questions sur l’infini, l’absolu, la conscience ;
2) la réalisation.

Il est bien sûr que ces deux points Haut et Bas, Shiva – Shakti, Vishuddha (ou Ajna) – Muladhara, sont liés et que la conscience de l’un entraine celle de l’autre.
Cette fusion semble s’opérer plus naturellement par le haut.
C’est une nouvelle voie qu’il me faut essayer, car du bas, on ne peut diriger facilement, mais c’est sans doute de là que surgissent les soudaines révélations qui vont éclater dans la tête comme autant de fantastiques soleils.

_____________________La carte de la journée_____________________

02 avril 1982

J174 - Katmandou, la gourmande


Réveil tôt.
Petit-déjeuner au Cosmopolitan, avec une pie à la pomme.

Balade autour de Durbar Square avec identification des monuments.
Ennui ou exaspération qui pointe ?


Depuis Maju Deval : Shiva-Parvati Temple et Bhagwati Mandi, Durbar Square, Katmandou
Rickshaw, Durbar Square, Katmandou
Depuis Maju Deval : Trailokya Mohan, Durbar Square, Katmandou

Kathmandu, c’est une curieuse station de sport d’hiver bien agréable.
Tout à l’heure, deux bons garçons, l’air honnête, impeccable chemise Lacoste : "Oui, à Passy, c’est normal…". Le Népal n’est même plus pollué par les hippies.
Le petit népalais venu me déranger pendant mon dessin n’a pas attendu que je le chasse. Il m’a dit : "Oui. Casse-toi. Ta gueule. Fous-moi la paix. Barre-toi. Va te faire foutre. Merde.". Pour finir sa liste par un délicieux "Voulez-vous coucher avec moi ?".


Depuis Shiva-Parvati Temple : Bhagwati Mandi, Durbar Square, Katmandou

Déjeuner à l’Indra, sur New Road. La bouffe, seul centre de préoccupation dans cette ville.
Vue sur Katmandou depuis le Crystal Hotel.

Quelques heures passées dans une cour, à observer l'animation autour d’un temple. Curieuses pratiques rituelles : fleurs, eau, riz, ficelles brulantes, objets maniés comme par des gosses qui joueraient avec le beau. Un prêtre se pose une fleur sur la tête avec la gestuelle d'un singe...
En sortant, dehors, on vient de zigouiller un buffalo.

Pie au Chi and Pie, vraiment excellent.

Soleil couchant sur la terrasse de l’hôtel. On devine enfin au loin les imposantes montagnes.
Dîner seul au Paradise Resto.
Achats du guide Lonely Planet sur la Birmanie dans Freak Street, peuplé seulement d’étrangers et de petits dealers.

Plus tard, vers 22h, plus personne dans les rues. Le genre Place Rouge.

Énervement dans le ventre qui ne s’intensifie pas suffisamment pour éclater et passer à un stade au-dessus de l’intenable sensation d’agacement nerveux.

_____________________La carte de la journée_____________________

01 avril 1982

J173 - de Varanasi à Katmandou


Réveil vers 5h30.
Départ doux pour une dernière promenade autour de Dasaswamedh Ghat où nous restons à contempler la foule qui grouille et s’agite sur les marches.


Dasaswamedh Ghat, Varanasi

Change de 50 $.
Retour à l’hôtel.
Rickshaw jusqu’à Indian Airlines puis taxi en musique jusqu’à l’aéroport. « How does it feel » vraiment fantastique.
Passage de douane sans problème.
Boeing 737. Pas de vue hublot.


Arrivée à Katmandou

Bus jusqu’au jardin puis rickshaw pour le Kathmandu Lodge.
On traverse Durbar Square. C'est vraiment extraordinaire, du genre gigantesque décor de cinéma, avec pagodes et temples à foison.

Chambre n°2, avec eau chaude. Il y a un macchabée au 4ème étage. Un suicidé hollandais ? Indifférence cool des népalais.

Balade illico sur Durbar Square.
Les tibétains sont si différents des indiens. Marché coloré.
Passage à l'AmEx : une lettre de F., une de l'allemand de Goa.

Déjeuner (bières et steaks) dans un italien d’où l’on assiste à la préparation d'un chariot dont certains téméraires recouvrent le haut échafaudage avec des rameaux de sapin.


Le roi et la reine

Un peu plus tard, une foule très dense se rassemble alors que la nuit tombe. Arrivée de Durga, accompagnée de flonflons.
Des enfants prêtres sont montés au balcon de l'énorme chariot. Le départ est donné, il s’ébranle, deux cordes sont tirées par la foule. Mouvement impressionnant lorsque tout vacille, provoquant une flèche de plusieurs mètres, là-haut, où restent perchés les téméraires.
On prend part à l’effort collectif. Liesse vraiment sympa, rires bon enfant et communicatifs. Joie populaire.
Des touristes étrangers armés jusqu’aux dents : caméras vidéo, deux boitiers en bandoulière avec les gros tubes des objectifs, tout le tremblement. Micros qui dépassent de la foule.
Le chariot s’arrête un peu plus loin, la foule s’écarte sagement.
Le roi et la reine sont là.
Le prêtre descend puis remonte.

Pie au Cosmopolitan avant d’aller au lit.

_____________________Les cartes de la journée_____________________