11 décembre 1981

J062 - Jaipur : depuis 2 mois en Inde !


Un nouveau mois est encore passé.
Je ne me suis même pas rendu compte de la date anniversaire.
J'avais l'intention de partir voir la pleine lune à Pushkar, mais c'eut été un peu trop rapide. Et l'hôtel était correct.

Du coup, je suis monté au Nahargarh Fort, puisque Galta Ji a été détruite par la dernière mousson. Là-haut, c'est superbe.
Trajet en rickshaw, avec un conducteur qui s'était fait expliquer la destination par des passants. S'éloignant dans la direction opposée, il hochait affirmativement la tête en réponse à mes questions inquiètes.


Nahargarh Fort

Rude ascension sur le pan incliné pavé qui serpente jusqu'au fort, ébloui par ce soleil du Rajasthan. Les murailles sont massives, préservées de l'érosion des âges. Seules les brebis montent paître dans cet immense enclos, conférant une paix divine aux lieux.
A l'intérieur, rien d'extraordinaire. Des appartements identiques se reproduisent symétriquement autour d'une cour aux murs en trompe-l'œil bon marché.
A chaque entrée dans une nouvelle pièce, des dizaines de pigeons jusque-là tranquilles s'engouffrent par la porte dans un violent battement d'aile, effleurant la tête de façon désagréable. On croirait que les lieux sont à vendre, ou qu'on visite un appartement à louer, tellement c'est propre. L'intérieur est assez récent. Les propriétaires semblent être partis il y a peu, avec leurs meubles.

Du château, la vue sur Jaipur est fantastique. On distingue parfaitement le quartier du City Palace avec les fantaisies astronomiques et architecturales de notre ami le maharadja (note : Jantar Mantar).


Vue du Nahargarh Fort : Lac Takora et Jaipur

Toujours des pierres

Redescendu de mes hauteurs quelques heures plus tard, je traîne dans les rues populeuses avant d'entrer en contact avec un tailleur de...pierres.
Quelques minutes plus tard, me voilà en amazone, en route vers ce quartier où réside le manufacturier, une des adresses les plus intéressantes.
Petites échoppes où chacun travaille avec sa meule de ciment, comme ceux qui incrustent le marbre à Agra.
Le business de la belge et de l'anglais. L'intérêt de sélectionner pierre par pierre, en fonction du prix, de la taille et de ce que l'on compte en faire.

Un peu plus tard, lassé par une sélection minutieuse et méthodique à laquelle je ne prends pas part, je vais me restaurer au LMB qui m'a laissé une bonne impression.

Retour à pied dans Mirza Ismaid Marg en faisant du lèche-vitrine. Achat de batiks. Thé avec un musulman.
Dîner à l'hôtel où je rentre de bonne heure.

_____________________La carte de la journée_____________________

2 commentaires:

  1. Je me posais une question cher Swim, le Rajasthan était-il déjà à cette époque une destination touristique majeure en Inde ? Était-ce déjà une région où le voyageur était "ultra" sollicité" ou pouvait-on en admirer les splendeurs dans le calme (enfin tout relatif, ça reste l'Inde ;-)) ?

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    1. Cher Laurent, je n'ai pas trop le souvenir de beaucoup de touristes en Inde, à part certains lieux mythiques investis par les routards (Pushkar, Dharamsala, Goa, Kathmandou,...), les touristes haut de gamme étant cantonnés dans une poignée d'hôtels de luxe. Jaisalmer était ainsi une destination presque "extrême", ville étape désertée depuis la partition Inde - Pakistan. La foule était dans les bazars des villes, pas dans les lieux touristiques ;-) Ca se voit je pense sur mes photos.

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